Traditionnellement située du côté opposé à l'entrée de la maison, elle est le domaine réservé des femmes qui oeuvraient là quotidiennement pour la préparation des repas, la transformation et la conservation des aliments, l’élaboration des bouillies et de la pâtée pour les animaux.
C’est dans l’évier, avec son caniveau d’évacuation directe, que toute la maisonnée faisait une toilette des plus sommaires ! L’eau du puits, mise à disposition dans les seaux rangés sur la banquette avoisinante, était utilisée parcimonieusement. L’adduction d’eau n’a été mise en place dans le village qu’en 1970…
Le vaisselier, un « Omer » de 18e siècle, simple et rustique, se dresse en face de la cuisinière des années 1930. Celle-ci remplace l’antique cuisinière à feu ouvert faisant partie d’un bloc-cuisine attesté par la hotte-avaloir bien visible au 1er étage ainsi que par l’ouverture dans le plafond.
L’étagère accueille poêles, cocottes et marmites en terre vernissée, en fonte, en tôle telles des reliques d’un passé plus ou moins lointain… Le moulin à café, en un rite quasi quotidien, offre une mouture assez grossière pour la réalisation d’un café « bouilli » consommé sans modération avec des rasades plus ou moins généreuses de lait.
A côté de la cuisine, la souillarde, ou arrière-cuisine, est ici l’espace réservé essentiellement au lait et à ses produits dérivés. En grès de Betschdorf, des pots à lait, des cruches à lait caillé, des pots à beurre clarifié voisinent avec centrifugeuses et autres barattes. Dans l’étagère fermée, des moules en terre vernissée de Soufflenheim, à travers leurs formes et leurs dessins, égrènent au fil du temps, les différentes fêtes calendaires.
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